Nguiadem Annecy a abordé plusieurs sujets. Notamment l’évolution, les réalités ainsi que les préjugés dans le Football Feminin au Cameroun.

L’Internationale Camerounaise récemment recrutée en Turquie, du coté d’HAKKARIGUCU était l’invité de l’émission Zone Mixte de la Radio Fondation Onguéné. Durant l’émission, l’ancienne joueuse du FC Ebolowa a abordé plusieurs sujets. Elle a récemment passé une saison en Guinness Super Lig où elle a terminé 3e du championnat avec le club d’Ebolowa. Leader d’une défense hermétique qui a encaissé 4 buts seulement durant toutes la saison.

Cependant, elle a évoqué les difficultés sur le plan de la rémunération qu’elle a rencontré durant son passage au Cameroun : «Oui ce n’est pas toujours facile. Vous savez j’étais à l’extérieur où j’étais payé chaque mois. J’étais logée, j’avais la nutrition et le transport. Donc je n’avais pas tous les problèmes que j’ai rencontré cette saison. Mais quand tu sais où tu veux arriver, tu dois t’y faire. On ne peut pas atteindre le sommet sans se sacrifier. J’ai eu à faire ces sacrifices et je dirai que c’est ça qui a payer».

Elle a ensuite abordé les difficultés pour les footballeuses camerounaises de pouvoir vire de leur art :«Non je dirai non, comme j’ai dit tout à l’heure le football féminin est en progression. On ne peut pas nous comparer aux hommes. C’est vrai que c’est encore difficile, mais avec l’arrivée du président Samuel Eto’o qui a fait beaucoup de choses pour nous. Parce que les années précédentes, ce n’était vraiment pas ça. Mais il y’a progression. Surtout avec le sponsor Guinness qui soutient les filles. Du coup, c’est vrai ce n’est pas facile, mais on essaie de se battre». Bien que les difficultés soient au rendez vous, la passion poussent toujours ces athlètes à donner le meilleurs d’eux même pour atteindre le sommet.

La joueuse de 29 ans la difficulté pour les jeunes filles d’obtenir le soutien des parents

«Le message que je donnerais au parent, c’est de laisser chaque enfants suivre son chemin. Si un enfant a décidé de jouer au football il faut juste accompagner son enfant. Ça ne sert à rien de bloquer l’enfant et que demain cet enfant devienne une autre personne. C’est vrai qu’au Cameroun on a une mauvaise image du football. On a tendance à dire que généralement les footballeuses sont des garçons manqués. Mais ce n’est pas le cas. Il faudrait que les parents laissent leurs enfants vivre leurs rêves. A nos jours quand on parle du football ce n’est pas seulement chez les hommes. Les femmes peut aussi jouer j’exhorte chaque parent d’accompagner les enfants».

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